Dans cette correspondance d’un nouveau genre, Charles Antoni et Jean-Pierre Crépin, décloisonnant philosophie et économie, dressent un constat sévère et amusé d’un monde incapable de dessiner les contours d’une vraie politique de civilisation et contraint de muter sous l’impact d’une crise sociétale sans précédent. > suite
Le message de Vis ta vie de Charles Antoni
par Paule Orsoni (Philosophe)
Vis ta vie, de Charles Antoni
Ca commence comme une sorte de cauchemar ou plutôt de constat qui ne laisse pas indifférent, puisque tout le monde comprend et tout le monde approuve : soyons honnêtes. Nous avons tous dit plus ou moins fort ou discrètement notre déception : "Que sont les hommes devenus ?"
Charles Antoni emploie dès le début de l’ouvrage une formule-choc... On peut donc s’attendre au pire : le monde est cacophonique, il n’y a pas de communication. En effet, "personne n’écoute personne et pourtant tout le monde veut être écouté." Mais s’il n’y a rien à apprendre, pourquoi parler ? S’agit-il alors d’une invitation au silence ? Il se peut bien... Encore faut-il savoir de quel silence il s’agit... On en saura peut-être un peu davantage et somme toute, on l’apprend très vite : " On peut échapper à cet enfer même si l’on n’en connaît pas la raison ". Il y a sans doute une aventure à tenter... Alors commence cette promenade du "rêveur" qui va s’avérer "solitaire" à la fin du livre... Qui nous conduit, au passage, par l’idée que tout peut être dépassé, qu’il faut faire le deuil en riant de tout ce qui paraissait "grand" et qu’il y a un intérêt bien compris à passer outre... Sans doute un gain de créativité, par laquelle il est possible de prendre de la hauteur. Dès lors les possibles s’ouvrent, il n’y a de "destin " que celui que l’on se forge... Nous ne sommes appelés qu’à ce que nous déciderons, si nous le voulons, à la différence de l’animal programmé. Il suffit de nous appeler nous-même et de répondre à notre propre appel... Si nous ne savons pas, encore, écouter l’autre, sachons nous écouter nous-mêmes. Voilà un possible identifié.
> suiteExtrait du livre à paraître "Verticalité" par Charles Antoni
"Le génie est l’enfance retrouvée à volonté"
Charles Baudelaire
J’étais un fanatique du ballon rond : le Sport-Roi du 20ème siècle. Mes idoles étaient Andrade, Santos, Didi, les étoiles du football Brésilien.
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Jack O’Keeffe, ou plus simplement Jackie, s’inscrit dans la tradition des voies directes, d’un art de l’immédiateté, constante traditionnelle mise à mal par les appareils et les organisations dites traditionnelles ou spirituelles.
Ce qui caractérise la démarche de Jackie est sans doute la fluidité et la tranquillité, le chemin de moindre résistance. Pas de sur-effort donc mais une juste orientation. Exemple au sujet de la méditation : « La méditation tôt le matin peut aider à garder le focus du mental tourné vers l’intérieur. Pour beaucoup cela permettra de maintenir l’attention sur l’observateur de toutes les activités, pour le reste de la journée. En cassant l’habitude de l’identification grossière, la méditation est un outil des plus utiles. Elle apprend au mental à être concentré sur un seul point, et garde l’attention tournée vers l’intérieur. La méditation le matin réfrène l’habitude de l’identification extérieure et peut faire grandir conscience et intimité avec l’état du JE SUIS. Une fois l’identification active, une fois que vous croyez que les activités de la journée vous arrivent personnellement et vous touchent, votre mental intègre subjectivement des éléments nouveaux et construit plus de souvenirs, plus d’histoires, et plus d’ego. Le choix est le vôtre.
Si des pratiques spirituelles comme la méditation ont donc leur intérêt, il est toujours mieux de préférer des pratiques vers lesquelles vous vous sentez naturellement attiré. Le jeu de la conscience vous conduit vers des expériences, c’est le déroulement naturel de votre vie. Participer à des activités spirituelles parce que c’est une bonne idée, parce que les autres ont suggéré que c’était bien pour vous, ou parce que vous voulez en tirer un certain résultat, rend la tâche très laborieuse, et vous abandonnerez plus ou moins rapidement. Ce qui est pour vous, vous ne pouvez le manquer. Laissez-vous être touché ou non par des pratiques spirituelles, d’une façon douce et naturelle, et vous aurez une ouverture facile à tout ce qui se présente. »
Editions L’Originel-Charles Antoni
> suiteÉtoiles du Cœur en partenariat avec Radio idFM
Jean-Claude Carton vous propose Toutes les Etoiles en parlent
Jeudi 10 juin 2010 de 23h à 6h
Invité Jean-Pierre Crépin co-auteur de "Crise & Mutations"
Jean-Pierre Crépin, ex-associé du Groupe de Marketing High Co, est un spécialiste de la mutation consommateur citoyen. Il est également l’auteur du blog Nécronomie, sur lequel il chronique la crise après l’avoir annoncée dès 2005.
Jean-Pierre Crépin a passé plusieurs années en Chine et en Turquie. Sa capacité d’analyse des ressorts de l’économie mondiale et de son évolution, son regard sur l’asservissement des consommateurs citoyens que nous sommes aux dures règles des marchés lui permettent aujourd’hui de réfléchir à nos devenirs possibles.
> suiteNous recevrons Charles Antoni, Jean-Pierre Crépin et Paule Orsoni début juin en Avignon... leur ouvrage cité ci-dessous rassemble pour nous, dirigeants et décideurs, de précieux éléments de réflexion quant à la période que nous vivons et aux mutations afférentes qui sont déjà en cours dans nos environnements.
Dédicace samedi 5 juin, FNAC du Pontet*. 15h - 19h
Dédicace lundi 7 juin, Cultura Avignon. (après-midi)
"Crise et Mutation"
co-écrit par Charles Antoni et Jean-Pierre Crépin
Aux Editions l’Originel (www.loriginel.com)
* FNAC du Pontet Ccial Avignon Nord ROUTE DE CARPENTRAS 84130 Le Pontet Téléphone : 08.25.02.00.20
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Il est des hommes qui, guidés par une main intangible, fascinent par leur parcours atypique
digne des plus grands scénarios hollywoodiens.Des hommes qui n’hésitent pas, un jour et on
ne sait pourquoi, à tout plaquer pour vivre leur passion en respectant à la lettre le célèbre adage latin « Carpe Diem ».
Charles Antoni est de ceux-là. Aussi humble que discret, il se fond volontiers dans la
masse mais fascine les auditeurs dès qu’il prend la parole et se met à raconter, tel un livre
ouvert, son étonnant vécu. Son « Carpe Diem » reste, toutefois, particulier : Soif
d’Etreté, Intangibilité, Métaphysique, Non-Dualité, autant de termes que le néophyte aura
bien du mal à saisir. Spiritualité avec un grand S, voilà le leitmotiv qui accompagne
sa vie depuis sa plus tendre enfance. > suite
- Compris que méditer ne servait à rien, qu’en méditant, qu’en essayant d’être détaché, qu’en essayant de me libérer de mes soi-disant conditionnements, j’étais complètement à côté de la plaque. Compris que chaque pas entrepris dans une direction m’éloignait inexorablement de ce que je cherchais, de ce que j’étais, autrement dit de tout, autrement dit de rien, ou plutôt de rien du tout, puisque c’est à partir de ce rien que tout se crée d’instant en instant.
J’avais désormais l’ultime conviction qu’il n’y avait nulle part où je devais aller, puisqu’il n’y avait nulle part où je puisse aller. Que l’univers était d’une perfection absolue, et que dans ce cas comme le disait Jésus, si tout était parfaitement accompli il n’avait aucune personne à parfaire.
Lorsqu’il est question de recherche spirituelle, les premiers
mots qui nous viennent immédiatement à l’esprit sont :L’éveil pour les paresseux
méditation, ascèse, libération de l’emprise de l’ego ou encore conscience de soi. Ces mots résonnent ici comme des
subterfuges nous éloignant inexorablement de ce que nous
sommes.
Le « reste tranquille » de Ramana Maharshi retrouve enfin tout son sens.
Plus rien à chercher, plus rien à trouver, vous êtes ce que
vous êtes avant même que vous ne le sachiez, avant même que
vous ne commenciez à l’imaginer.
C’est le « avant » le « juste avant » de toute chose.
L’auteur, Franck Terreaux, accordeur de piano, rencontra pendant sonparcours intérieur deux personnes qui furent déterminantes : Jean Klein et Marigal.
> suiteCharles Antoni, Jean-Pierre Crépin
Crise et mutation
(2010 – Ed. Charles Antoni L’Originel – 177 p. – 18,00 €)
Constat d’un monde occidental en errance et en déshérence auquel les auteurs se livrent avec une certaine rudesse, mais aussi avec jouissance. Jouissance ? Celle de pouvoir livrer sa pensée sans retenue. Il semble bien, à la lecture, que rien n’est à garder du système actuel ! De lettre en lettre, de réponse en réponse, l’écheveau se dénoue, et la réalité du monde « moderne » se délite ! La démocratie ? Elle se résume à un mot d’ordre : faut pas froisser les marchés financiers. La finance ? Nous savons maintenant où peut nous mener le « trader cocaïnomane » survitaminé aux bonus, jonglant du matin au soir avec des millions virtuels, qui, chose extraordinaire, finissent par retomber dans la réalité en créant des dizaines de millions de chômeurs et de sans abris aux quatre coins du monde. Le capitalisme ? « L’entreprise est faite pour créer des richesses, pas des emplois. Les salariés ne sont qu’une variable d’ajustement. » La mondialisation ? Véritable machine à détruire la nature et les humains pour enrichir quelques milliers d’êtres dont l’égo est atteint d’une inimaginable boulimie inflationniste. Somme toute, une machine à tuer. Ce ne sont pas les derniers grands singes, tigres, ou lions qui nous contredirons. Notre mode de vie ? Travailler pour consommer. Le travail ? Ils citent Cioran : « le travail permanent et soutenu abrutit, banalise et rend impersonnel […] l’homme se désintéresse de son évolution intérieure, pour s’attacher à n’importe quoi ». Ainsi, quel constat ? « Désenchantement du monde, où l’on voit le désert s’accroître »… Quelle solution face à ce déluge de désillusions ? Peut-être réaliser la profondeur de notre enfoncement dans une horizontalité aliénante ancrée dans l’identification à des désirs, des peurs, de faux besoins, des associations de pensée infusés par les médias. Voir cela s’inscrire en nous. Constater que passant devant une publicité, notre œil s’y attache, qu’une envie s’y colle, qu’un choc nous touche au ventre, que mécaniquement le slogan se répète dans notre tête, comme un métronome, pendant quelques pas, qu’une chansonnette publicitaire paraît indélogeable de notre cerveau… Quelle solution à part s’arrêter ? Retrouver le chemin de la verticalité : « L’instant présent est tout ce qui nous reste »… Le lecteur retrouvera Charles Antoni dans le numéro 94 de la Revue qui fut entièrement consacré à la crise, sous ses versants intérieur et extérieur (est-il possible de séparer les deux ?).
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