A noter pour le mardi 4 Juin :
Charles Antoni écrivain, fondateur des éditions L’Originel invité par Jean Claude Carton dans son Emission Radio Etoiles du coeur le 4 juin de 17h à 19h. Pour écouter en direct
Charles Antoni, une vie libre,... Un portrait par Dominique Geronimi.
On peut ne pas partager les points de vue de Charles Antoni, l’homme en tout cas force le respect. Par sa curiosité immense, sa disponibilité au monde, par son écoute et sa capacité de stimulation des autres, par son absolue sincérité. Le chemin de sa vie étonne et révèle une personnalité déjà forte et libre lorsque, à l’aube de l’âge adulte, il choisit de monter à Paris pour faire du théâtre. Il a passé son enfance à Lento, baignant dans les croyances et traditions transmises par sa grand-mère, et élevé, bien entendu, en v.o. A Lento, fin des années 40 et tout début des années 50, on parlait peu français. A Paris, il s’inscrit au cours du Vieux Colombier, théâtre mythique de Jouvet, Copeau… puis Ariane Mnouchkine le remarque et il intègre la troupe du théâtre du Soleil.
> suiteCharles Antoni présente Vis ta vie, et les Editions L’Originel. VIDEO
La véritable spiritualité, qui met en exergue l’effarante aliénation de l’humanité, est indissociable de la rébellion. Ceux qui sont guidés par un instinct d’insoumission peuvent suivre le sentier spirituel, ils ne risquent pas de mettre leur tête dans un carcan mystique et d’ânonner un credo ou des mantras devant une idole ou un crucifix. Dans « Verticalité », Charles Antoni consacre plusieurs pages au sentier du rebelle :
Le sentier du rebelle Source
Chasse dehors l’opinion et tu seras sauvé. Qui donc t’empêche de la chasser ? Marc Aurèle
> suiteLe message de "Vis ta vie" de Charles Antoni
par Paule Orsoni, Philosophe.
Vis ta vie, de Charles Antoni
Ca commence comme une sorte de cauchemar ou plutôt de constat qui ne laisse pas indifférent, puisque tout le monde comprend et tout le monde approuve : soyons honnêtes. Nous avons tous dit plus ou moins fort ou discrètement notre déception : "Que sont les hommes devenus ?"
Charles Antoni emploie dès le début de l’ouvrage une formule-choc... On peut donc s’attendre au pire : le monde est cacophonique, il n’y a pas de communication. En effet, "personne n’écoute personne et pourtant tout le monde veut être écouté." Mais s’il n’y a rien à apprendre, pourquoi parler ? S’agit-il alors d’une invitation au silence ? Il se peut bien... Encore faut-il savoir de quel silence il s’agit... On en saura peut-être un peu davantage et somme toute, on l’apprend très vite : " On peut échapper à cet enfer même si l’on n’en connaît pas la raison ". Il y a sans doute une aventure à tenter... Alors commence cette promenade du "rêveur" qui va s’avérer "solitaire" à la fin du livre... Qui nous conduit, au passage, par l’idée que tout peut être dépassé, qu’il faut faire le deuil en riant de tout ce qui paraissait "grand" et qu’il y a un intérêt bien compris à passer outre... Sans doute un gain de créativité, par laquelle il est possible de prendre de la hauteur. Dès lors les possibles s’ouvrent, il n’y a de "destin " que celui que l’on se forge... Nous ne sommes appelés qu’à ce que nous déciderons, si nous le voulons, à la différence de l’animal programmé. Il suffit de nous appeler nous-même et de répondre à notre propre appel... Si nous ne savons pas, encore, écouter l’autre, sachons nous écouter nous-mêmes. Voilà un possible identifié.
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" Imaginons que dans les années 1910-1920 Valéry, Cocteau, Cendrars, Apollinaire et Larbaud aient été un seul et même homme, caché sous plusieurs masques : on aura une idée de l’aventure vécue à la même époque au Portugal par celui qui a écrit à lui tout seul les oeuvres d’au moins cinq écrivains de génie. Progamme de février à juin 2011
Jeudi 24 février 2011 - 19h00 - Palais de Rumine - Salle du Sénat
Fernando Pessoa : une identité multiple Conférence de Maurizio Perugi, Université de Genève, CEL
« Âme errante » selon ses propres termes, Fernando Pessoa a créé une oeuvre multiple et hétérogène en inventant des hétéronymes (pseudonymes littéraires) qui incarnent des auteurs fictifs, possédant une vie propre et un style particulier. Seuls deux ouvrages complets, signés par l’auteur - un recueil de poèmes en anglais et Mensagem publié en 1934 - ont paru du vivant de Fernando Pessoa. A sa mort, une malle rassemblant 27 543 inédits a été retrouvée avec des textes signés par Alberto Caeiro, Álvaro de Campos, Ricardo Reis, Bernardo Soares et bien d’autres.
Maurizio Perugi est professeur ordinaire de philologie romane et portugaise à l’Université de Genève. Il a fondé le Centre d’Études Lusophones et dirige la revue d’études portugaises Filologia e Literatura. Il est un grand spécialiste de l’oeuvre lyrique de Camões et de Fernando Pessoa (orthonyme et hétéronymes).
Voix lusophones... Portugal et ailleurs : Programme
> suiteLe cheminement spirituel est semé d’embûches. Le sectarisme est l’écueil de beaucoup de chercheurs, d’autres, piégés par leurs propres fantasmes (ou des forces mystérieuses), s’enlisent dans un marécage d’illusions. Devant les égarements du spiritualisme contemporain et de gourous ubuesques on risque de se recroqueviller comme une feuille morte et de se laisser dessécher au soleil noir du matérialisme.
La véritable spiritualité, qui met en exergue l’effarante aliénation de l’humanité, est indissociable de la rébellion. Ceux qui sont guidés par un instinct d’insoumission peuvent suivre le sentier spirituel, ils ne risquent pas de mettre leur tête dans un carcan mystique et d’ânonner un credo ou des mantras devant une idole ou un crucifix. Dans « Verticalité », Charles Antoni consacre plusieurs pages au sentier du rebelle :
> suiteCe n’est pas une relation passionnelle avec son fume-cigarette qui pourrait contredire son amour pour la liberté, celle qu’on se donne à soi-même. En quoi d’ailleurs y aurait-il là matière à le contredire ? Tout juste question de souligner gentiment l’apparent paradoxe. On n’est pas forcément d’accord avec Charles Antoni, au demeurant, il force l’admiration. Vivre sa vie, telle est l’injonction qu’il propose et qu’il s’offre à lui-même. A nous de disposer.
S’il a choisi l’écriture, ou même si elle l’a choisi, il voudrait consacrer davantage de temps à ses livres. Il va sans dire qu’il ne connaît jamais l’ennui. Les livres ? Une passion également entre lecture et écriture, là encore, le temps lui manque, parfois pour s’y consacrer pleinement mais on peut aisément constater l’attachement qu’il leur porte. Une belle fidélité. Ecrivain, lecteur, éditeur, avec lui, nous ne sortons pas du cercle des mots mais on se méprendrait à croire qu’il oublie de vivre pour autant. Simplement, il ne choisit pas entre l’écriture et la vie, elles sont intimement liées, alors tout devient pour lui objet d’interrogation, matière à penser donc à écrire. L’essentiel étant d’abord et avant tout ce qu’il ressent. Et de nous demander souvent : « Que ressens-tu ? » Nous rappelant ainsi sans doute à des fondamentaux.
> suiteRetrouver le chemin de la verticalité
Acheter en ligne Verticalité, de Charles Antoni
.....Parution le 5 novembre 2010
Avant-propos de l’auteur
Qu’est-ce donc qu’une vie ? Et que dire de la mienne quand je la regarde sous le prisme de mes recherches ? Je vois des chemins parcourus et multiples et des occasions que j’appelle opportunités, elles ont jalonné ma quête et le lecteur peut être surpris de la disparité des contenus.
Toutefois je lui propose de parcourir cet ouvrage en indiquant qu’il y a, sous-jacent, un fil conducteur : chacune de mes expériences, chacun de mes voyages ou de mes rencontres est sous-tendu par cet objectif de Verticalité.
Tout a été pour moi objet de curiosité inlassable à laquelle j’ai tenté de donner une ligne directrice. Je ne me suis pas laissé détourner du chemin que je m’étais tracé dès mes premières lectures, mes premières découvertes.
Qu’il s’agisse de ces domaines si différents tels que la musique, le football, les médecines extrêmes orientales et bien d’autres, sous les apparences j’ai cherché à révéler la Tradition ou du moins j’ai tenté d’aller au cœur des choses, comme je me suis efforcé également de retrouver les grands signes contenus dans les mythes. C’est toujours cette même Elévation qui me guide : le Sublime voguant au-dessus de l’horizontalité commune, comme le rappelle également dans sa forme poétique le mot baudelairien d’Albatros ? Parabole de cette verticalité de l’être totalement étranger au monde comme il va.
C’est toujours une sorte d’Albatros empêtré qui tente de transcender l’engluement éternel. Pourvu que je découvre mon chemin donc ma véritable source. Et on ne trouvera pas dans cet ouvrage d’ultime réponse à ce qu’est la Verticalité mais comment on y va, comment on tend vers elle.
Charles Antoni, Paris, Juillet 2010.
Entretien video avec Charles Antoni
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